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« Les coupures de courant qui ont commencé l'an dernier (...) se sont répandues dans l'ensemble de l'économie et leur impact risque de ramener la croissance du PIB à moins de 4% cette année », estime Daniel Makina, professeur d'économie à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa).
Seul un doublement des prix des métaux précieux sur les marchés internationaux permettrait à l’Afrique du Sud d’atténuer cette tendance à la baisse a ajouté le professeur d’Economie. Le pays de Nelson Mandela est en effet un des plus gros producteurs d'or, de diamants et de platine au monde.
Depuis 1999, le pays enregistre une croissance annuelle
moyenne de 4,5% et, il y a un an, le ministre des Finances Trevor Manuel avait tablé sur un taux de 5% jusqu'à la fin de la décennie. Mais la semaine dernière, dans sa présentation du budget
annuel, il a révisé à la baisse ses prévisions, les ramenant à 4% en 2008. Or, pour réduire de moitié le taux de chômage (30%) et la pauvreté (43%), le gouvernement a souligné à plusieurs
reprises qu'il faudrait un taux de croissance de 4,5% entre 2005 et 2009 et de 6% entre 2010 et 2014.
Article réalisé à partir d'une dépêche AFP